Gpmrecoveryllp.com : arnaque, avis et usurpation du GIP ACYMA
Gpmrecoveryllp.com est une arnaque à la récupération de fonds. Le site usurpe l’identité du GIP ACYMA, le groupement d’intérêt public créé le 3 mars 2017 qui gère la plateforme d’État Cybermalveillance.gouv.fr : il en reprend le nom et l’adresse postale, 6 rue Bouchardon à Paris 10e. Ses coordonnées de contact — une adresse Gmail, un numéro de téléphone mobile — ne sont pas celles de l’organisme. Le GIP ACYMA ne propose aucun service de récupération de fonds. Plusieurs personnes ont saisi le cabinet à ce sujet et des actions en justice ont été engagées contre cette plateforme.
| Site analysé | gpmrecoveryllp.com |
|---|---|
| Activité revendiquée | Récupération de fonds après escroquerie (brokers, cryptomonnaies, fausses plateformes d’investissement) |
| Identité utilisée | « GIP ACYMA » — dénomination et adresse d’un organisme public français |
| Coordonnées affichées | Adresse électronique Gmail, numéro de téléphone mobile |
| Entité juridique identifiable | Aucune |
| Professionnels dont l’inscription est vérifiable | Aucun |
| Analyse du cabinet | Arnaque à la récupération de fonds par usurpation d’identité publique |
| Situation | Actions en justice engagées par Ziegler & Associés |
Vous avez versé de l’argent à gpmrecoveryllp.com ?
Les premières heures comptent. Faites analyser le circuit de vos fonds par le cabinet avant tout nouveau paiement.
Échange confidentiel, couvert par le secret professionnel de l’avocat.
Ce qu’est gpmrecoveryllp.com
Gpmrecoveryllp.com se présente comme un cabinet spécialisé dans la récupération de fonds perdus après une escroquerie financière. Il annonce intervenir sur les escroqueries aux faux brokers, les fraudes en cryptomonnaies, les fausses plateformes d’investissement et la récupération internationale de fonds.
Le site ne publie aucune dénomination sociale, aucun numéro d’immatriculation, aucun professionnel dont l’inscription puisse être contrôlée. Il communique en revanche sous le nom d’un organisme public français, le GIP ACYMA, et affiche l’adresse de cet organisme.
C’est ce point qui fait la gravité du montage : il ne s’agit pas d’une société opaque de plus, mais de l’appropriation de l’identité d’un dispositif d’État créé pour protéger les victimes.
Pourquoi gpmrecoveryllp.com cible les victimes d’escroquerie
Gpmrecoveryllp.com ne s’adresse pas à des investisseurs. Il cible des personnes qui ont déjà perdu de l’argent, dont les coordonnées circulent, et qui sont recontactées des semaines ou des mois après les faits.
Le message est toujours le même : votre argent a été localisé, il peut être récupéré. La victime est prête à beaucoup pour effacer la première perte, et c’est précisément ce que le montage exploite.
Qu’est-ce qu’une « recovery room » ?
Définition. Une recovery room est une escroquerie qui se greffe sur une escroquerie antérieure. Ses auteurs contactent des personnes déjà victimes d’une fraude financière, leur promettent la restitution des sommes perdues, et exigent un paiement préalable qui ne débouche sur aucune récupération. Le fichier des victimes provient de la première escroquerie : il est revendu, échangé, réutilisé.
Une personne déjà escroquée est, pour ces réseaux, une cible qualifiée : le montant de sa perte est connu, sa vulnérabilité est établie, et son besoin de réparation est immédiat.
Gpmrecoveryllp.com se fait passer pour le GIP ACYMA
Le site se présente sous le nom GIP ACYMA et se décrit comme un « cabinet spécialisé » en récupération de fonds. Il reproduit l’adresse 6 rue Bouchardon, 75010 Paris.
Cette adresse est celle du Groupement d’Intérêt Public Action contre la Cybermalveillance (GIP ACYMA), immatriculé sous le numéro SIREN 130 023 211, à l’origine de la plateforme publique Cybermalveillance.gouv.fr.
Le procédé fonctionne parce qu’il court-circuite la vérification. Une victime qui reconnaît un nom institutionnel arrête de chercher. Ce montage est plus dangereux qu’une fausse plateforme ordinaire : il détourne la crédibilité d’un dispositif d’État conçu pour protéger les victimes.
Ce qui a été copié, ce qui a été changé
Le nom et l’adresse physique sont identiques à ceux de l’organisme officiel. Tous les canaux par lesquels passent l’argent et la communication sont différents.
| Élément | GIP ACYMA (officiel) | gpmrecoveryllp.com |
|---|---|---|
| Nom | GIP ACYMA | GIP ACYMA (repris à l’identique) |
| Adresse | 6 rue Bouchardon, CS 50070, 75481 Paris cedex 10 | 6 rue Bouchardon, 75010 Paris (reprise) |
| Adresse électronique | contact@cybermalveillance.gouv.fr | Adresse Gmail |
| Téléphone | 01 83 75 14 25 (ligne fixe) | Numéro mobile |
| Date de constitution | 3 mars 2017 | « Plus de quinze ans d’expérience » |
| Récupération de fonds | Aucune prestation de ce type | Prestation payante annoncée |
| Demande de paiement préalable | Jamais | Oui |
C’est la signature du montage. On copie ce qui rassure — nom, adresse, logo. On change ce par quoi passent l’argent et la communication, parce que c’est là que se trouve l’escroc.
Un point suffit à trancher : le GIP ACYMA ne fournit ni prestation de récupération de fonds, ni assistance juridique privée. Sa mission est l’assistance en ligne aux victimes d’actes de cybermalveillance, la prévention et l’observation de la menace. Toute personne qui vous propose de récupérer votre argent contre paiement en se réclamant de cet organisme ment sur son identité.
Quinze ans d’expérience pour un organisme qui en a neuf
Le site revendique plus de quinze années d’expérience en droit international et en récupération de fonds.
Le GIP ACYMA a été constitué le 3 mars 2017 et la plateforme Cybermalveillance.gouv.fr a été ouverte au niveau national le 17 octobre 2017. En septembre 2026, l’organisme existe depuis neuf ans.
L’incohérence est mécanique : le discours commercial a été écrit avant que l’identité usurpée ne soit choisie, et personne n’a recalé les deux.
Des chiffres que rien ne soutient
Le site affiche plus de 10 000 dossiers traités, 30 millions d’euros récupérés, 98 % de satisfaction, et des témoignages de récupérations chiffrées.
Aucune pièce justificative n’accompagne ces chiffres. Ils sont publiés par la plateforme elle-même, sans entité juridique identifiable ni professionnel dont l’inscription puisse être vérifiée.
Un taux de réussite affiché par une structure qui ne dit pas qui elle est n’a aucune valeur. En matière de récupération de fonds, aucun professionnel sérieux ne communique de taux de réussite global : chaque dossier dépend du circuit bancaire emprunté, du délai écoulé et des juridictions concernées.
Comment se déroule l’arnaque à la récupération de fonds
Le schéma est stable, quelle que soit la plateforme. Il se déroule en deux temps : la mise en confiance, puis le versement, présenté comme la dernière étape avant restitution.
- Le contact non sollicité. Un appel, un courriel ou un message survient des semaines ou des mois après la première escroquerie. L’interlocuteur connaît déjà votre dossier : le nom de la plateforme, parfois le montant perdu.
- La mise en confiance. Un nom d’organisme officiel, une adresse parisienne, un site soigné, un « juriste » ou un « chargé de dossier » attitré. Un suivi est ouvert, des documents sont échangés.
- L’annonce de la localisation des fonds. On vous indique que l’argent a été retrouvé, souvent sur un compte à l’étranger, et qu’il est en cours de déblocage.
- La demande de paiement préalable. Une taxe, des frais de blockchain, une commission, des frais de justice, des frais de transfert, une assurance, un dépôt de déblocage. La formulation change, la logique jamais : payer pour récupérer.
- La relance. Une seconde demande suit la première. Puis une troisième, tant que la victime paie. Le déblocage est toujours à une étape de distance.
Le repère décisif. Aucune récupération de fonds légitime n’exige un paiement préalable de la victime pour libérer des sommes qui lui appartiennent. Un avocat perçoit des honoraires encadrés par une convention écrite, jamais une « taxe de déblocage » versée à un tiers.
Les accès à ne jamais transmettre
Certaines demandes ne portent pas sur de l’argent mais sur des accès : installation d’un logiciel de contrôle à distance, communication d’identifiants. Elles sont plus dommageables encore, parce qu’elles donnent le contrôle direct de vos comptes et de vos actifs numériques.
- Phrase de récupération (seed phrase) d’un portefeuille de cryptomonnaies
- Clé privée d’un portefeuille
- Mot de passe ou identifiants de banque en ligne
- Code d’authentification reçu par SMS ou par application
- Accès à un portefeuille d’actifs numériques
- Accès distant à votre ordinateur (AnyDesk, TeamViewer ou équivalent)
- Copie de pièce d’identité transmise hors d’un cadre contractuel identifié
Si vous avez déjà transmis l’un de ces éléments, considérez les comptes concernés comme compromis et agissez immédiatement : changement des mots de passe depuis un autre appareil, opposition bancaire, transfert des actifs numériques restants vers un portefeuille neuf.
Un virement récent ? Le délai est le premier facteur
La capacité à agir sur des fonds déjà partis dépend du temps écoulé, du circuit bancaire emprunté et des établissements concernés. C’est cette analyse qui détermine les recours, pas une promesse faite au téléphone.
Que faire si vous avez déjà payé gpmrecoveryllp.com
- Ne versez plus rien. Aucun paiement supplémentaire ne débloquera vos fonds. Toute nouvelle demande, quel qu’en soit le motif, prolonge la perte.
- Contactez votre banque immédiatement. Signalez l’opération et demandez qu’une procédure de rappel de fonds soit engagée. Sur un virement déjà exécuté, le succès dépend de la disponibilité des sommes sur le compte destinataire : chaque jour compte.
- Conservez l’intégralité des éléments. Ordres de virement, relevés bancaires, courriels, conversations WhatsApp ou Telegram, numéros appelants, captures d’écran du site, documents transmis, noms utilisés par vos interlocuteurs, références de transactions en cryptomonnaies.
- Déposez plainte. Le dépôt de plainte peut être fait auprès d’un service de police ou de gendarmerie, ou en ligne pour les escroqueries commises sur internet. Conservez le récépissé et le numéro de procédure.
- Signalez le site. Le signalement auprès des dispositifs publics compétents alimente les mesures de blocage et les enquêtes en cours.
- Faites analyser le circuit financier. C’est là que se joue la récupération réelle : identification des établissements receveurs, qualification juridique des faits, mesures conservatoires et actions à engager.
Sur les délais. Le code monétaire et financier ouvre un délai de treize mois pour contester une opération de paiement non autorisée (article L. 133-24). Un virement que vous avez vous-même ordonné, même sous l’effet d’une tromperie, relève d’un régime différent : la banque peut tenter un rappel de fonds, et d’autres fondements juridiques doivent alors être mobilisés. La qualification exacte de votre situation conditionne l’ensemble des recours : elle se fait sur pièces, pas au téléphone.
Comment vérifier une société de récupération de fonds
Avant tout contact et avant tout versement, quatre vérifications suffisent à écarter la quasi-totalité des montages.
- Identifier la personne morale exacte qui fournit la prestation et son numéro d’immatriculation. Une structure qui ne publie ni dénomination sociale ni numéro d’identification n’est pas vérifiable.
- Vérifier l’identité des professionnels annoncés et leur inscription. L’inscription d’un avocat se contrôle auprès de l’ordre de son barreau.
- Contrôler le titulaire du compte bancaire vers lequel un versement est demandé. Un compte au nom d’un particulier, ou domicilié dans un pays sans rapport avec la prestation, doit faire cesser l’échange.
- Examiner les conditions contractuelles et le détail des honoraires. Un professionnel du droit établit une convention écrite ; il ne facture pas de « frais de déblocage ».
La vérification qui fait tomber le montage. Quand un interlocuteur se réclame d’un organisme officiel, rappelez cet organisme avec les coordonnées publiées sur son site institutionnel — jamais avec celles qu’il vous a communiquées. Pour Cybermalveillance.gouv.fr, les coordonnées officielles sont publiées dans les mentions légales du site en gouv.fr. Ce seul appel suffit.
La procédure engagée contre la plateforme
Gpmrecoveryllp.com usurpe l’identité d’un organisme public, affiche des coordonnées qui ne sont pas les siennes, revendique une ancienneté impossible et publie des résultats que rien ne justifie.
Plusieurs personnes ont saisi le cabinet au sujet de cette plateforme. Après examen de leurs dossiers, Ziegler & Associés a engagé des actions en justice contre elle.
Comment le cabinet traite ce type de dossier
Un dossier de récupération de fonds ne se traite pas par une promesse de restitution. Il se traite par l’analyse du circuit emprunté par l’argent et par les actions que cette analyse rend possibles.
- Reconstitution du circuit financier à partir de vos relevés et des références de transaction, pour identifier les établissements receveurs et les points de sortie.
- Qualification juridique des faits : escroquerie, usurpation d’identité, pratiques commerciales trompeuses, manquements éventuels des établissements intervenus.
- Actions engagées selon le dossier : démarches auprès des banques, plaintes, mesures conservatoires, procédures civiles et pénales.
- Information continue sur ce qui est possible et ce qui ne l’est pas, y compris lorsque les fonds ne sont plus récupérables.
Aucun cabinet sérieux ne garantit un résultat. Ce qui peut être annoncé dès le premier échange, c’est ce que votre dossier permet d’entreprendre.
Pour aller plus loin : quels recours pour récupérer son argent après une arnaque financière.
Questions fréquentes
Gpmrecoveryllp.com est-il une arnaque ?
Oui. Le site usurpe l’identité du GIP ACYMA, affiche des coordonnées qui ne sont pas celles de cet organisme et revendique une ancienneté supérieure à l’existence même de l’entité dont il emprunte le nom.
Peut-on récupérer l’argent versé à gpmrecoveryllp.com ?
Cela dépend du circuit emprunté par les fonds, du délai écoulé et des établissements impliqués. C’est cette analyse qui détermine les recours possibles, et non une promesse faite par téléphone. Plus le signalement à la banque est rapide, plus les chances d’agir sur les sommes sont élevées.
Le GIP ACYMA propose-t-il des services de récupération de fonds ?
Non. Le GIP ACYMA gère la plateforme Cybermalveillance.gouv.fr. Sa mission est l’assistance en ligne aux victimes d’actes de cybermalveillance, la prévention et l’observation de la menace. Il ne fournit aucune prestation privée de récupération d’argent ni aucune assistance juridique payante.
Comment reconnaître une arnaque à la récupération de fonds ?
Trois éléments réunis suffisent : un contact non sollicité après une première escroquerie, une promesse de récupération rapide, et une demande de paiement préalable présentée comme la dernière étape avant restitution.
Pourquoi suis-je recontacté après avoir été escroqué une première fois ?
Parce que les coordonnées des victimes circulent et se revendent. Une personne déjà escroquée est une cible qualifiée pour un second montage : le montant de sa perte est connu et son besoin de réparation est immédiat.
Comment vérifier que je parle bien à Cybermalveillance.gouv.fr ?
En rappelant l’organisme avec les coordonnées publiées dans les mentions légales de son site officiel en gouv.fr, jamais avec celles fournies par votre interlocuteur. Un service public ne demande jamais de paiement préalable pour restituer des fonds.
Combien de temps ai-je pour agir après un virement ?
Le code monétaire et financier prévoit un délai de treize mois pour contester une opération de paiement non autorisée (article L. 133-24). Un virement ordonné par vous-même sous l’effet d’une tromperie obéit à un autre régime. Dans tous les cas, la capacité d’agir sur les fonds diminue de jour en jour : le signalement à la banque doit être immédiat.
Que faire si j’ai donné un accès à distance à mon ordinateur ?
Déconnectez l’appareil d’internet, désinstallez le logiciel de contrôle à distance, modifiez vos mots de passe depuis un autre appareil, contactez votre banque pour faire opposition et transférez les actifs numériques restants vers un portefeuille neuf créé sur un appareil sain.
Faut-il payer des frais à l’avance pour récupérer ses fonds ?
Non. Un avocat perçoit des honoraires prévus par une convention écrite, avec une facturation identifiable au nom du cabinet. Une « taxe de déblocage », des « frais de blockchain » ou une « assurance de transfert » versés à un tiers sont la marque de l’escroquerie.
Gpmrecoveryllp.com figure-t-il sur une liste noire officielle ?
Les listes noires publiées par l’Autorité des marchés financiers recensent des acteurs proposant des investissements sans y être autorisés. L’absence d’un site de ces listes ne constitue jamais une garantie : les noms de domaine changent plus vite que les inscriptions. La vérification décisive reste l’identification de la personne morale et le contrôle des coordonnées auprès de l’organisme dont un interlocuteur se réclame.
Sources et références
- GIP ACYMA — Mentions légales de Cybermalveillance.gouv.fr (dénomination, adresse et coordonnées officielles).
- GIP ACYMA — Qui sommes-nous (constitution du groupement le 3 mars 2017, missions).
- Annuaire des Entreprises — Fiche du GIP ACYMA, SIREN 130 023 211.
- Autorité des marchés financiers — Listes noires des sites et sociétés non autorisés.
- Code monétaire et financier, article L. 133-24 (délai de contestation d’une opération de paiement non autorisée).
Faire analyser votre dossier par le cabinet
Indiquez les montants, les dates, les moyens de paiement utilisés et vos interlocuteurs. Un avocat du cabinet revient vers vous après examen des éléments.
Ziegler & Associés — analyse publiée le 2 septembre 2026. Cet article décrit un montage identifié à partir de dossiers portés à la connaissance du cabinet et d'éléments publiés par la plateforme elle-même. Il ne constitue pas une consultation juridique : chaque situation s'apprécie sur pièces.
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